Habitat

L’agglomération du Grand Nouméa compte en 2009 environ 50 000 résidences principales. Les logements sont majoritairement situés sur Nouméa mais la construction se fait surtout à Païta et à Dumbéa aujourd’hui, où le foncier est plus abondant et les prix moins élevés.

Carte Résidences principales

Le SIGN mène des études, dans le cadre de ses statuts, pour surveiller et anticiper l’évolution du parc de logements :

  • Combien de permis de construire sont déposés tous les ans et où ?
  • Où seront situées les nouvelles zones d’habitat ?
  • Comment les desservir, notamment par les transports en commun ?
  • Quels équipements doit-on y prévoir (écoles notamment) ?
  • Où sont situés les squats et les logements privés dégradés, et comment les traiter ?
  • Comment valoriser le patrimoine architectural ?
  • Etc.

Les orientations du SCAN pour la politique intercommunale de l’habitat :

Répondre aux besoins en logements : construire environ 2000 logements nouveaux par an

Les besoins en logements de la population du Grand Nouméa résultent de plusieurs facteurs :

  • le desserrement des ménages
    Les évolutions de nos modes de vie font que la taille moyenne d’un ménage baisse progressivement. A population égale, il faut alors construire plus de logements.
    Exemple : un ménage de 4 personnes, composé d’un couple et de deux enfants, occupait une seule résidence principale, un divorce va entraîner la création de deux ménages occupant deux résidences principales. Pour une population maintenue à 4 personnes, on a besoin d’une résidence principale supplémentaire.
  • le renouvellement du parc
    Certains logements vétustes sont démolis, d’autres logements peuvent être transformés en bureaux par exemple. Il faut compenser ces disparitions par la construction de nouveaux logements, pour continuer à loger les mêmes habitants.
  • l’accroissement démographique
    De nouveaux habitants arrivent sur le Grand Nouméa : ils proviennent du solde migratoire (métropole, Province Nord, Province des Iles…) ou du solde naturel (les naissances). Pour les loger, il faut également construire des logements nouveaux.

Des besoins en logements aidés qui restent importants :

  • 42% des ménages du Grand Nouméa sous les plafonds de ressources du logement aidé provincial
  • 5 900 demandeurs de logements
  • 10 600 ménages en suroccupation
  • 1 800 ménages en squats

 

Résorber les situations difficiles : sur occupation et squats

Construire des logements aidés : tendre vers 20% de logements locatifs aidés à horizon 2020.

(pour environ 15% actuellement sur l’agglomération)

Logements sociaux à Boulari

Les actions « habitat » du PRU de Auteil-Normandie-Yahoué

Cliquez ici pour en savoir plus sur le PRU

Sur la cité de Saint Quentin :

  • opération de démolition des tours et de reconstruction de logements sur site, avec 1 logement reconstruit pour 1 logement démoli au minimum
  • en favorisant la mixité sociale, la diversité des formes urbaines (en individuel dense ou collectif) et celle des modes d’occupation (location ou accession à la propriété)

Sur l’ensemble du périmètre Auteuil-Normandie-Yahoué :

  • opérations de réhabilitation sur le bâti dégradé des lotissements anciens
  • régulation de la densité
  • mixité de l’habitat

Mission de coordination de la Résorption de l’Habitat Insalubre

Il s’agit de connaître et de suivre les squats et les logements dégradés sur l’agglomération, d’assister les communes dans leurs politiques de résorption ou de réhabilitation, et d’harmoniser les pratiques à l’échelle de l’agglomération.

Cette mission a été créée en 2000 sur la commune de Nouméa, puis a été étendue à partir de 2003 aux trois autres communes de l’agglomération.

La mission est financée dans le cadre du Contrat d’Agglomération et est menée en partenariat avec la province Sud et l’Etat.

Elle était assurée par l’ancienne Agence d’Urbanisme (ADUA) et a été intégrée aux actions du SIGN début 2009.

 

Connaissance et suivi des squats sur l’agglomération

Répartition des ménages vivants en squats

En 2010

 

Cabane dans un squat de Nouméa

 

Connaissance et suivi de l’habitat dégradé

Base de données sur les immeubles collectifs en cours de dégradation sur Nouméa.

Connaissance non exhaustive du bâti dégradé dans les lotissements des communes périphériques

Immeubles dégradés à Nouméa

Immeubless dégradé

Coordination du groupe de travail pour le relogement de sites dits prioritaires

L’objectif est de reloger les habitants et de permettre l’aménagement des terrains libérés (constructions de logements, équipements publics etc..).

Depuis 2002 : 21 sites où vivaient 510 familles ont été résorbés.

Actions de résorption, de réhabilitation

Conseil technique lors des opérations publiques de résorption sur sites : création de lotissement, viabilisation, réhabilitation, construction, ou en amont lors des projets d’aménagement de quartier ou de cœur de quartier.

Actions liées à la protection du patrimoine

Suivi de la base de données des maisons qui présentent un intérêt architectural ou et historique, participation à des actions de connaissance de ce patrimoine, expositions, visites guidées, réflexion sur la mise en valeur de bien communal patrimonial, participation au groupe de travail sur la définition des zones et le règlement du volet patrimoine dans le cadre de la révision du PUD sur Nouméa.

Coup de coeur pour le béton - catalogue exposition